Les droits de l’homme dans un monde en mouvement : anciennes et nouvelles limites, refus de toute limite

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Année: 
2017
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L’idée d’appartenance de tous les êtres humains à la même communauté mondiale - qui inspire l’idéal à la fois humaniste et universaliste des droits « de l’homme » - remonte très loin dans l’histoire. On la trouve déjà chez Confucius comme chez les auteurs gréco-latins ou dans la pensée chrétienne. Mais sa consécration juridique prendra des siècles et reste inachevée. Le célèbre habeas corpus (1679) cantonnait l’humanisme au droit anglais. De son côté,  le traité sur « Le droit de la guerre et de la paix » (1625) du hollandais Grotius avait réservé l’universalisme au droit international. Après lui, et procédant de lui, l’Ecole du droit naturel engendre la première version rationaliste et humaniste du droit international adopté par les puissances européennes. Mais le « droit de la nature et des gens » publié par Emer Vattel (1758) doit être compris au sens latin de droit des « peuples » et non des individus. C‘est plutôt au mouvement philosophique des Lumières que l’on attribuera la naissance des droits « de l’homme et du citoyen » symbolisée par la déclaration de 1789